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Professionnels · · 7 min de lecture

Nettoyage en journée ou le soir : quelle organisation choisir pour vos locaux professionnels ?

Faut-il faire nettoyer ses bureaux pendant la journée, avant l’ouverture ou après le départ des équipes ? Le bon horaire dépend surtout de l’usage réel des locaux, du passage et des zones qui doivent rester propres toute la journée.

Nettoyage en journée ou le soir : quelle organisation choisir pour vos locaux professionnels ?

Pendant longtemps, le nettoyage des bureaux a suivi une règle presque automatique : les salariés quittent les locaux, puis l’équipe de nettoyage intervient. Cette organisation reste parfaitement adaptée à de nombreuses entreprises. Mais elle n’est plus la seule possibilité.

Dans certains locaux très fréquentés, attendre le soir pour vider une poubelle, réapprovisionner un sanitaire ou remettre au propre une entrée marquée n’est tout simplement pas suffisant. À l’inverse, réaliser toutes les tâches de nettoyage pendant que les salariés travaillent peut créer du bruit, gêner les déplacements ou perturber certaines réunions.

Alors faut-il faire nettoyer ses locaux pendant la journée, avant l’ouverture, après la fermeture… ou combiner plusieurs horaires ? La bonne réponse dépend surtout de la manière dont vos locaux vivent réellement.

Pourquoi le nettoyage a traditionnellement lieu en dehors des horaires de travail

Intervenir lorsque les locaux sont vides présente un avantage évident : l’agent peut travailler librement. Les bureaux sont accessibles, les couloirs sont dégagés, les sanitaires peuvent être momentanément neutralisés et certaines opérations plus bruyantes peuvent être réalisées sans gêner les salariés ou les visiteurs.

Pour une petite entreprise qui ferme ses portes à 18 heures et accueille peu de public, cette organisation peut parfaitement fonctionner. L’équipe arrive le lendemain matin dans des locaux remis en état et le nettoyage reste presque invisible.

Mais cette logique atteint ses limites lorsque le bâtiment est fortement utilisé pendant la journée. Un espace peut être parfaitement propre à 8 heures et avoir déjà complètement changé d’aspect à 14 heures.

À midi, le bâtiment n’est déjà plus celui du matin

Prenons un exemple simple. Une entreprise ouvre à 8 h 30. Le nettoyage a été réalisé la veille au soir. À 13 heures, plusieurs dizaines de personnes sont déjà passées dans l’entrée. La machine à café a fonctionné toute la matinée. Les sanitaires ont été utilisés de nombreuses fois. Des visiteurs ont patienté à l’accueil et une réunion avec quinze personnes vient de se terminer.

Le nettoyage réalisé la veille n’est pas en cause. Le bâtiment a simplement vécu.

Aux États-Unis, les entreprises de propreté utilisent souvent la notion de day porter : un agent présent pendant les horaires d’ouverture pour maintenir certaines zones entre deux nettoyages complets. En France, on parlerait plus naturellement d’un agent de propreté en journée ou d’un passage d’entretien intermédiaire.

Son objectif n’est pas de recommencer tout le nettoyage. Il intervient surtout là où l’activité de la journée crée les besoins les plus visibles.

Ce qui mérite réellement d’être suivi pendant la journée

Toutes les tâches ne justifient pas une présence permanente. Les zones les plus sensibles sont généralement celles que plusieurs personnes utilisent successivement.

Dans des bureaux ou un établissement recevant du public, cela peut notamment concerner l’entrée et l’accueil, les sanitaires et leurs consommables, les espaces café et cuisines, les poubelles fortement sollicitées, les vitrages et portes présentant rapidement des traces, les salles de réunion après une forte utilisation, les sols des zones de passage ou encore les incidents ponctuels comme une boisson renversée.

L’intérêt d’un passage en journée est précisément de traiter ces petites situations avant qu’elles deviennent visibles pendant plusieurs heures. Une corbeille presque pleine à 11 heures peut être vidée avant de déborder. Un distributeur de savon peut être rechargé avant qu’un salarié ne le signale. Un café renversé dans une zone d’accueil peut être traité immédiatement.

Ce sont rarement des opérations longues. Mais leur impact sur la perception des locaux peut être important.

💡 LE BON COMPROMIS : "Dans beaucoup de locaux professionnels, il n’est pas nécessaire de choisir entre « tout le jour » et « tout le soir ». Les tâches lourdes peuvent être réalisées lorsque les locaux sont peu occupés, tandis que quelques contrôles ciblés en journée permettent de maintenir les zones sensibles jusqu’à la prochaine intervention complète."

Le nettoyage visible peut aussi rassurer les occupants

Pendant des années, l’agent de nettoyage devait presque être invisible. Il intervenait avant l’arrivée des salariés ou après leur départ. Pourtant, dans un bâtiment très fréquenté, voir qu’un sanitaire est contrôlé, qu’une entrée est entretenue ou qu’un incident est traité rapidement peut aussi renforcer la perception de sérieux.

Cette visibilité doit évidemment rester discrète. Le but n’est pas de transformer un open space en chantier de nettoyage pendant que les salariés travaillent. Un bon passage en journée privilégie donc les tâches courtes, silencieuses et compatibles avec l’activité du site.

Certaines tâches restent plus simples lorsque les locaux sont vides

Le nettoyage en journée a aussi ses limites. Passer un aspirateur puissant au milieu d’une réunion commerciale n’est évidemment pas une bonne idée. Laver entièrement un couloir très fréquenté crée des contraintes de circulation et impose davantage de précautions. Déplacer des chaises, nettoyer en profondeur une cuisine ou traiter certaines surfaces devient également plus compliqué lorsque les salariés continuent de les utiliser.

Les opérations de fond restent donc souvent plus pertinentes avant l’ouverture ou après la fermeture : aspiration complète, lavage général des sols, nettoyage approfondi des sanitaires, dépoussiérage détaillé, entretien périodique des surfaces et remise en état des zones nécessitant du déplacement de mobilier.

La question n’est donc pas de savoir si le nettoyage de jour est meilleur. Il s’agit de déterminer quelles tâches ont intérêt à être réalisées à quel moment.

Dans quels locaux un passage en journée devient vraiment intéressant ?

Tous les clients n’en ont pas besoin. Un cabinet composé de cinq personnes et ne recevant presque aucun visiteur peut parfaitement fonctionner avec quelques interventions hebdomadaires en dehors des horaires d’ouverture.

À l’inverse, certains environnements accumulent rapidement les besoins pendant la journée. Dans un cabinet médical ou paramédical, la salle d’attente, les sanitaires et les zones de circulation sont utilisés par différentes personnes tout au long de la journée. Dans une agence immobilière ou un showroom, l’entrée, les vitrages, la salle de rendez-vous et les sanitaires participent directement à l’expérience du visiteur.

Dans de grands bureaux, les cuisines, sanitaires et salles de réunion peuvent connaître une activité importante bien avant la fin de journée. Et dans un établissement recevant beaucoup de public, les petits incidents deviennent plus difficiles à prévoir : déchets, traces au sol, consommables manquants ou salissures ponctuelles.

Dans ce type de site, le nettoyage devient moins une succession de tâches figées qu’un véritable maintien en condition des espaces.

Nettoyer en journée demande aussi une autre organisation

Travailler dans des locaux occupés n’est pas exactement le même exercice que travailler dans un bâtiment vide. L’agent doit savoir intervenir sans gêner, modifier temporairement l’ordre de certaines tâches lorsqu’une salle est occupée et être particulièrement attentif au balisage lorsqu’un sol est humide.

Il est aussi en contact direct avec les collaborateurs ou les visiteurs. Cela demande des consignes claires, une présentation professionnelle et une bonne compréhension du site.

Il faut également éviter une dérive fréquente : lorsqu’un agent est présent pendant les heures d’ouverture, certaines personnes peuvent progressivement lui demander des tâches qui ne figurent pas dans le cahier des charges. Une bonne organisation précise donc ce que l’agent doit faire, mais également ce qui ne relève pas de sa mission.

Nettoyage le matin, le soir ou en journée : il existe une troisième solution

Pour beaucoup d’entreprises, la meilleure organisation est en réalité hybride.

Une intervention principale peut avoir lieu tôt le matin ou en fin de journée. Elle prend en charge les sols, les bureaux, les sanitaires, les poubelles et l’entretien général. Puis un passage beaucoup plus court peut être prévu à un moment stratégique pour contrôler uniquement les sanitaires, les consommables, la cuisine, l’accueil, les poubelles et les éventuels incidents.

On évite ainsi de financer une présence permanente lorsque ce n’est pas nécessaire, tout en supprimant le long intervalle pendant lequel aucune intervention n’est possible.

C’est souvent cette réflexion qui permet de construire un contrat réellement adapté.

L’horaire de nettoyage devrait être décidé après avoir observé le site

Choisir automatiquement « deux heures le soir » simplement parce que l’ancien prestataire fonctionnait ainsi n’est pas toujours pertinent.

Avant de construire un planning, il est utile d’observer plusieurs éléments : combien de personnes travaillent sur place, combien de visiteurs entrent chaque jour, à quelle heure les sanitaires sont les plus sollicités, quand la cuisine est utilisée, s’il existe des réunions tardives, si certaines zones doivent rester accessibles en permanence et si le site accueille régulièrement du public.

Ces informations permettent de construire une organisation beaucoup plus logique que la simple application d’un horaire standard.

Le bon contrat n’est pas celui qui comporte le plus d’heures

Ajouter des passages partout n’est pas forcément la solution. Une petite entreprise calme n’a aucun intérêt à financer une présence quotidienne si deux interventions hebdomadaires suffisent largement.

À l’inverse, un site très fréquenté peut être mal entretenu malgré un nombre d’heures important si toutes ces heures sont concentrées au mauvais moment.

C’est pour cela que le temps de nettoyage et le moment où il est utilisé doivent être étudiés ensemble. Une heure placée au bon moment peut parfois être plus utile que plusieurs heures supplémentaires réalisées lorsque le bâtiment est déjà vide.

Chez Net’ment Mieux, le planning doit suivre la vie réelle des locaux

Il n’existe pas un horaire idéal valable pour toutes les entreprises. Certains clients ont besoin d’une intervention lorsque les bureaux sont totalement vides. D’autres ont intérêt à conserver une présence ou un passage pendant leur activité. Et certains sites fonctionnent mieux avec une combinaison des deux.

Notre approche consiste donc à regarder le fonctionnement réel des locaux : nombre de collaborateurs, accueil du public, horaires, zones les plus sollicitées et niveau de service attendu.

Le nettoyage professionnel ne devrait pas être construit uniquement autour de la disponibilité du prestataire. Il doit d’abord être organisé autour de la manière dont le client utilise ses locaux.

Parce qu’un bon planning de nettoyage n’est pas celui que l’on copie d’une entreprise à une autre. C’est celui qui permet aux locaux de rester propres au moment où les personnes qui les utilisent en ont réellement besoin.

Définir le bon planning pour mes locaux

Ilan
Expert Net'ment Mieux

Ilan est cofondateur de Net'ment Mieux. Passionné par la qualité de service et l'innovation dans le secteur du nettoyage, il écrit sur les tendances du service à la personne et les meilleures pratiques professionnelles.